L’inceste, même s'il se retrouve dans presque toutes les sociétés, ne semble finalement pas être un tabou comme le cannibalisme par exemple. Si certains peuples s’y sont conformés, d'autres l'ont transgressé en en faisant un rite magique. L’inceste, ce déni, nous concerne toutes et tous, de près ou de loin, qu’on le sache ou qu’on l’ignore, qu’on le dise ou qu’on le taise. Toutefois, à l’exception de quelques peuples ayant fait de la relation incestueuse une sorte de « sacrement », nous avons observé que le tabou de l'inceste, perpétué jusqu'à nos jours, a pris des proportions presque « immorales ». A partir d’approches disciplinaires variées ce travail offre une plongée dans le microcosme sûndi, en s’attachant à l’examiner dans toutes ses formes. Nous avons choisi d’interroger les personnes ayant été au parfum des cas d’inceste dans les Terres Kinkouémi, Nkiesila et Kimbouana chez les Sûndi de Boko-Songho.
L’inceste, ce phénomène social, dont les fondamentaux sont aujourd’hui acceptés, « normalisé » et ritualisé d’une part, effroyable, cruel et abject d’autre part, à l’observance, a été-est- pratiqué systématiquement au sein de plusieurs espaces culturels du Congo. Il serait devenu, pour certaines personnes, la « clé » de succès à toutes les toutes formes d’ascensions. Sans remords, sans état d’âmes et sans retenue, les pratiquants, s’y adonnent et s’y vautrent comme des cochons. Ici, il a été soulevé la question, quelque fois anodine, les véritables motivations qui animent les personnes, quel que soit leur statut social, à pratiquer l’inceste.
Résumé: Cet ouvrage collectif, dirigé par Jean-Claude Moussoki et Samuel Kidiba, explore le phénomène complexe du Buyângi ou l’inceste au sein de la société Sûndi en République du Congo. Les auteurs situent d'abord ce groupe ethnique dans son cadre géographique et socio-économique, notamment dans le district de Boko-Songho, caractérisé par un système de parenté matrilinéaire. L'étude confronte la persistance de cette pratique taboue aux perspectives psychanalytiques de Freud et aux récits mythologiques ou bibliques. Elle souligne le paradoxe entre l'interdit culturel puissant et l'existence de cas concrets, parfois motivés par la conservation du pouvoir ou la transmission de totems familiaux. Enfin, les sources détaillent les conséquences traumatiques pour les victimes tout en rappelant l'arsenal juridique congolais et les protocoles thérapeutiques nécessaires pour protéger l'enfance.
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